Comme de nombreux Français, vous souhaitez améliorer vos revenus en "boursicotant". Toutefois, investir une partie de son épargne dans des actifs financiers ne s’improvise pas, surtout si la différence entre actions, obligations ou fonds commun de placement est encore floue à vos yeux ! Un petit lexique pour vous donner un coup de pouce, ainsi que quelques conseils futés…

L’action – Potentiellement lucrative, mais non sans risques

Une action est une part de société cotée en bourse : son cours est donc amené à fluctuer. Soyons clairs : plus la demande pour cette action est importante, plus le cours augmente…et inversement ! Ces fluctuations sont liées aux performances de l’entreprise, mais également à des facteurs externes tels que le contexte économique ou le niveau des taux d’intérêt.

Grâce à vos actions, vous touchez des dividendes. Au moment de la revente de vos actions, vous pouvez réaliser une plus-value si le cours est à un niveau plus élevé qu’au moment de l’achat ou une moins-value si son cours s’est déprécié. Dans le cas d’une faillite de l’entreprise, vous pouvez perdre la totalité du titre en question, mais jamais davantage.

Moyen efficace et lucratif d’améliorer vos revenus, les placements en actions s’avèrent toutefois plus risqués que d’autres investissements. Si vous êtes novice, privilégier l’achat de titres du CAC 40, le principal indice boursier français qui regroupe 40 des principales sociétés hexagonales peut être un moyen de limiter les risques, même s’il convient de garder constamment à l’esprit que la Bourse n’est pas une science exacte ou la garantie de gains financiers.

L’obligation – Valeur plutôt sûre pour placements prudents

Des grandes entreprises nationalisées, multinationales ou encore l’État qui souhaitent emprunter de l’argent pour réaliser de grands projets émettent alors des titres de créance. C’est ce que l’on appelle des obligations. Ces dernières ne sont ni plus ni moins que des fractions de ce prêt. Leurs détenteurs deviennent en quelque sorte des créanciers des banquiers de l’État ou de la société en question.

La principale différence avec l’action est que le revenu de l’obligation est généralement fixe. En effet, l’institution émettrice reverse chaque année à une date d’échéance connue à l’avance un revenu périodique (ou coupon), correspondant au taux d’intérêt en vigueur au moment de l’acquisition. D’une durée moyenne de 4 à 7 ans, les obligations constituent une option à étudier si vous vous rangez dans la catégorie "investisseur prudent".

Le FCP (Fonds Commun de Placement) – Des formules "à la carte"

Les FCP sont une sorte de panier d’actifs. On peut les diviser en 3 grandes familles :

  • Le FCP orienté actions : on peut le représenter comme un camembert d’actions de plusieurs entreprises. Plus risqué, il comporte une probabilité de gain/perte plus importante, même si sa structure reposant sur les actifs de plusieurs sociétés permet de lisser le risque.
  • Le FCP en 50/50 : le risque est ici partagé, puisque le panier se compose à la fois d’actions et d’obligations.
  • Le FCP sur 100 % d’obligations : les gains de ce panier d’obligations sont moins importants, mais le risque est faible.

Il est également possible d’avoir recours à des fonds éthiques, c’est-à-dire constitués par les actifs d’entreprises à la politique RSE volontaire en termes de respect de l’environnement, des valeurs et de l’individu. Enfin, d’autres fonds plus spécialisés tels que les FIP et les FCPI permettent d’investir dans des start-ups innovantes : ils ont l’avantage de donner droit à des réductions d’impôt intéressantes dès l’année suivante.

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En résumé, investir dans des valeurs mobilières dépend de votre stratégie et de votre goût du risque. Les démarches, elles, sont très faciles ! Il vous suffit d’ouvrir un compte-titres et de veiller à bien disposer à l’avance du montant que vous souhaitez investir.

Source : YouLoveWords.com