D'abord exclusivement alimentaire, le low cost a progressivement pénétré tous les secteurs : transport aérien, automobile, ferroviaire. Une nouvelle manière de consommer, sans sacrifier la qualité. Décryptage !

Le low cost, c'est quoi ?

Pour ceux qui l’ignoraient encore, le low cost n'est pas synonyme de prix bas ! Il ne suffit pas de mettre des produits fabriqués en Chine dans un linéaire pour pouvoir se vanter de faire du low cost. Bien au-delà ce des idées reçues, le low cost est aujourd’hui un concept de distribution qui bouleverse les standards mis en place ces dernières années.

Au lieu d’imaginer un produit avec un ensemble de services ou d'options, le principe du low cost est de partir d'un besoin et d'y répondre de la manière la plus simple, en supprimant le superflu, et donc en proposant un prix le plus bas possible. La cible n’est plus forcément les personnes à faible pouvoir d’achat, mais tous les consommateurs qui souhaitent revenir à l’essentiel, parfois dans une dynamique de consommation durable, débarrassée du packaging.

Un modèle en plein essor

Le modèle low cost et les premiers magasins « Hard discount » apparaissent en France en 1980 et 1988 avec deux enseignes allemandes, Lidl et Aldi. Signe du succès de ce modèle, 25 ans plus tard, Lidl, fort de ses 1500 points de vente, est élu pour la quatrième année consécutive première chaîne de magasins en France. Dans le transport aérien, les compagnies Ryanair et Easyjet ont vu leur trafic s’envoler de plus de 6 % en 2014, comparativement aux grandes compagnies qui n’ont vu leur trafic ne progresser que de 2 %. Enfin, sur le marché de l’automobile, Dacia occupe une place grandissante : en 2015 en France, la Sandéro se classe 9ème avec 45 264 unités et le Duster 13ème avec 34 500 ventes.

Une concurrence qui profite au consommateur

L’avenir semble radieux pour ce nouveau business model, en particulier dans le domaine des transports, soumis à de nouvelles concurrences. Flixbus qui propose des trajets Metz-Paris à 13 € en autocars, en est un exemple concret. Dans le domaine du transport aérien, Ryanair a poursuivi ses projets de développement en ayant désormais une capacité de 160 millions de passagers par an. Du coup, les acteurs traditionnels de ces secteurs ont dû réagir. Air France KLM tout comme la SNCF lancent leurs filiales low cost, Transavia et OUIGO, afin de se positionner face à ces spécialistes et limiter ainsi l'érosion de leurs ventes.

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Si la crise semble amplifier le phénomène, il semble évident que ce type de distribution perdurera après un retour attendu à la stabilité économique. Les entreprises low cost ont besoin de fidéliser leur clientèle pour assurer leur modèle économique, et doivent donc, en dehors du prix, travailler la qualité. Une étape avant du low cost haut de gamme ? Pas impossible !

Source : YouLoveWords.com