À chaque année son cortège de nouvelles règles du jeu au niveau fiscal. Si vous avez raté le coche tout au long de cette année, il est encore temps de se mettre au parfum ! Baisse de l’impôt sur le revenu, tendance haussière de la fiscalité locale, taxation des revenus de l’économie collaborative, on vous dit tout !

Un impôt sur le revenu plus doux que prévu

La principale innovation de 2016 concernant l’impôt sur le revenu est sans nul doute le relèvement du plafond de la décote, qui passe à 1 553 € pour une personne seule (contre 1 135 € en 2015) et 2 560 € pour un couple (contre 1 870 € en 2015).

Son mode de calcul reste néanmoins complexe (1):

  • Une personne seule devra retrancher les trois quarts du montant de son impôt au chiffre de 1 165 €. À la suite de ce calcul, il obtiendra le montant de sa réduction fiscale.
  • Le mécanisme est identique pour un couple, avec une base de calcul fixée à 1 920 €.

Ainsi, un couple devant payer un impôt de 1 600 € devra soustraire 1 200 € (les trois quarts de 1 600 €) à 1 920 €, ce qui est égal à 720 €. Son impôt sera donc abaissé de 720 €. Le couple payera, in fine, un impôt de 880 € au lieu de 1 600 €.

N’oubliez pas de déclarer vos revenus issus de l’économie collaborative !

La règle est pourtant simple : les revenus que vous percevez de la location de votre appartement ou encore de votre voiture à un autre particulier sont imposables. Ils doivent donc être déclarés à l’administration fiscale, dans la case relative aux Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC).

Les plateformes de l’économie collaborative (Airbnb, Drivy, etc.) sont à présent obligées, pour toutes les transactions réalisées à partir du 1er juillet 2016, de rappeler aux particuliers leurs obligations de déclaration. En janvier 2017, vous devriez recevoir de leur part un récapitulatif de l’ensemble des sommes que vous avez gagnées (2).

Vers une hausse de la fiscalité locale ?

Bien malin qui peut prévoir la réalité des évolutions de la fiscalité locale, cette dernière étant décidée… au niveau local (sic), par les mairies, les intercommunalités et les départements notamment. Une tendance haussière se dessine toutefois.

36 départements ont décidé cette année d’augmenter le taux de la taxe sur le foncier bâti. Si au niveau national cette hausse est de 5,2 % en moyenne, elle dépasse les 20 % dans 5 départements : le Loir-et-Cher (+ 25 %), le Nord (+ 25,7 %), l’Essonne (+ 29 %), le Val d’Oise (+ 29,7 %) et les Yvelines (+ 66 %).

De même, les valeurs locatives ont été revalorisées de 1 % cette année. Or le fameux index des valeurs locatives n’est autre que la base de calcul de la taxe d’habitation (pour les locataires) et de la taxe foncière (pour les propriétaires). Mais les communes n’ont visiblement pas été si gourmandes que cela puisque la hausse moyenne sur l’ensemble du territoire reste justement contenue à 1 %.

Malgré des pointes autour de 5 % à Clermont-Ferrand, Saint-Denis et Nantes, l’évolution reste modérée, surtout lorsque l’on prend en considération la situation financière délicate de nombreuses collectivités affectées par la baisse des dotations de l’État : environ 3 milliards d’euros de moins en 2016 (3).

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Source : YouLoveWords.com

Crédit visuel: Dragonimages /iStock