L'actualité de la semaine se place sous le signe des économies. En effet, les dépenses en transport des Français sont en recul sur un an, alors que leur pouvoir d'achat évolue positivement depuis quelques mois. Du côté de l'État, grâce à une diminution du déficit public plus importante que prévu en 2014, la France est en passe d'atteindre dès cette année les objectifs de déficit fixés avec ses partenaires européens. Retour sur l'actualité économique et financière de la semaine.

Le budget transport des Français diminue de 16 % depuis le début de l’année.

Les Français ont réduit leurs dépenses de transport pour la première fois depuis trois ans ! Avec un budget mensuel de 168 € par tête depuis le début de l’année, ce dernier est en recul de 16 % par rapport à 2014. Si ce sont sans surprise les 18-24 ans qui disposent du budget transport le plus serré (92 € par mois en moyenne), les personnes dont le salaire mensuel dépasse les 3500 € y consacrent 222 €s. Plusieurs raisons expliquent cette diminution.

La première est liée aux modes de consommation. Ainsi, le nombre de déplacements est en recul (-5 % de trajets en voiture, -1 % pour les autobus, métro ou RER), de même que l’intermodalité, qui consiste à emprunter successivement plusieurs modes de transports pour réaliser un trajet. De surcroît, l’essor des sites proposant des modes de déplacement alternatifs (covoiturage, VTC, etc.) a tendance à favoriser la concurrence, ce qui devrait avoir à terme un impact plutôt positif sur le coût des transports.

La seconde raison majeure est bien évidemment la chute des cours du pétrole. Alors que le baril brut s’échangeait encore à un peu plus de 100 $ en juin 2014, il n’était plus coté qu’à 45 $ à la fin septembre 2015. Cette chute a toutefois été légèrement atténuée en Europe par la baisse des cours de l’euro par rapport au dollar : alors qu’un euro s’échangeait pour 1,36 $ environ en juin 2014, il ne s’échangeait plus que pour 1,11 $ à la fin septembre 2015.

Troisième raison, la poursuite du changement des mentalités : ainsi, 13% des Français justifient aujourd’hui la baisse de leurs déplacements pour des raisons écologiques et 7 % par crainte des conséquences pour le climat. Deux chiffres en légère hausse par rapport à 2014.

Recul plus important que prévu pour le déficit public français en 2014

Bonne nouvelle pour les finances publiques de notre pays : l’INSEE a revu à la baisse les chiffres du déficit public pour 2014. Ce dernier, qui prend en compte la différence entre les dépenses de l’État et ses recettes, s’est établi à 3,9 % du PIB l’an dernier, contre 4 % auparavant.

L’estimation du déficit 2014 a été l’objet de nombreuses estimations et annonces discordantes : estimée à 3,6 % par le Gouvernement en septembre 2013, la prévision de déficit avait été relevée à 4,4 % courant 2014, avant d’être stabilisée à 4 %, puis revue à 3,9 %. Ce chiffre, qui permet à Paris de se rapprocher de l’objectif de 3,8 % prévu pour fin 2015 en accord avec ses partenaires européens, a été salué par le Ministre des Finances Michel Sapin. Il l’a lié à l’effort de diminution de 1,2 milliard d'euros des dépenses de l'État sur un an.

Inutile toutefois de se réjouir trop vite ! En raison de dépenses exceptionnelles et de coups de pouce budgétaires, il manquerait encore entre 600 millions et un milliard d’euros à l’État pour boucler le budget 2015. En effet, certains ministères ont ainsi vu leurs crédits rallongés (comme le Ministère de la Défense, ou encore en raison du renforcement des moyens de la lutte contre le terrorisme) et les collectivités territoriales, asphyxiées par la baisse des dotations de l’État, ont bénéficié d’une aide d’urgence bienvenue. L’agriculture a bénéficié d’un plan d’aide de 3 milliards d’euros à la fin de l’été, et une baisse de l'impôt sur le revenu a été récemment annoncée, ce qui devrait entraîner un manque à gagner de 2 milliards d’euros supplémentaires pour l’État.

Source : YouLoveWords.com