Avec l'allongement de la durée de vie, 2 millions de Français seront dépendants en 2040 contre 1,3 million aujourd'hui (1). Heureusement, plusieurs dispositifs soutiennent financièrement les personnes concernées.

Règle n°1 : anticiper

Aujourd'hui, près de 4,3 millions de Français viennent en aide à un proche devenu dépendant (1). Outre les dimensions sanitaires, logistiques et psychologiques de la perte d'autonomie, le coût qu'elle implique doit absolument être anticipé. En effet, du financement de la maison de retraite à celui de l'aide à domicile, les frais peuvent s'avérer nombreux et interviennent souvent à un moment où la retraite est synonyme de perte de revenus. Néanmoins, plusieurs dispositifs et mesures, notamment renforcés en décembre via la Loi relative à l'adaptation de la société au vieillissement, peuvent vous aider à y faire face.

Règle n°2 : surveiller les dépenses

Lorsque la personne âgée doit faire face à une perte d'autonomie, il est souvent nécessaire de faire appel à un auxiliaire de vie pour lui venir en aide à domicile. Du ménage en passant par la toilette et la cuisine, le tarif horaire de ces professionnels peut aller jusqu'à 22€ (2) !

En outre, pour les familles qui optent pour le placement en maison de retraite, l'addition peut se révéler salée, les prix moyens se situant aux alentours de 2 500 € par mois (3). Ces tarifs, fonction de plusieurs critères (localisation, confort...), se divisent en deux parties. La première, déterminée par le Conseil départemental, inclut les frais liés à la « dépendance » et prend en charge l'aide quotidienne ou la surveillance. Son montant dépend aussi du degré d'autonomie. La deuxième partie inclut l'hébergement, c'est à dire les autres prestations du logement aux repas, en passant par le ménage.

L’Allocation Personnalisée d'Autonomie (APA), une aide essentielle

Gérée par les Conseils départementaux, elle permet à une personne de plus de 60 ans dépendante de bénéficier d'une aide financière. Celle-ci peut contribuer au maintien à domicile, via le recours à un auxiliaire de vie, ou au paiement de la maison de retraite.

Son calcul tient compte des revenus, du degré de dépendance et son montant est plafonné. Depuis le 1er mars 2016, ce plafond a augmenté de 18 % à 30 % selon le niveau de perte d'autonomie.

Il a été relevé de 100 € pour le niveau 4 (faible perte d'autonomie), et porté à 662,95 € mensuels (4), et jusqu'à près de 400 € pour le niveau 1 (qui correspond à une perte totale d'autonomie), pour un plafond total de 1 713,08 € par mois.

Enfin, pour les personnes percevant moins de 800 € mensuels, il est possible de bénéficier de l'Allocation de Solidarité aux personnes âgées.

Des réductions d'impôt à prendre en compte

Au-delà, financer une aide à domicile ouvre droit à des réductions d'impôt équivalentes à 50 % du montant engagé, une fois l'APA déduite. Cette somme est plafonnée à 12 000 € par an, auxquels s'ajoutent 1 500 € par personne supplémentaire dans le foyer, dans une limite totale de 15 000 €.

Dans le cas d'une personne en maison de retraite, la réduction d'impôt peut être équivalente à 25 % des sommes engagées pour les soins et l’hébergement (déduction faite de l’APA et des autres aides au logement). Les montants sont plafonnés à 10 000 € annuels.

Enfin, il est possible de déduire la pension alimentaire de ses revenus imposables sans plafond. Petit conseil : conservez les preuves de l'ensemble des règlements pour pouvoir faire valoir vos droits.

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Face au coût élevé de la dépendance, l'anticipation est de mise. N'hésitez pas à prendre contact avec votre mairie, département ou caisse de retraite pour savoir si vous êtes éligible à l'un de ces dispositifs. Enfin, sachez que si souhaitez entreprendre des travaux d'adaptation et d'aménagement de votre logement, vous pouvez également bénéficier de l'aide sociale aux personnes âgées et en faire la demande à votre caisse de retraite.

Source : YouLoveWords.com