Le prélèvement à la source, c’est pour bientôt ! À partir du 1er janvier 2018, l’impôt sur le revenu sera prélevé chaque mois directement sur votre fiche de paie. Finis les déclarations annuelles et les désagréments occasionnés en cas de forte variation de vos revenus d’une année sur l’autre. Mais qu’en sera-t-il concernant vos revenus locatifs ?

D’un système annualisé à un système d’acompte

Aujourd’hui, vous déclarez chaque année le montant de vos revenus reçus au titre des loyers que vous percevez si vous êtes propriétaire et que vous louez l’un (ou plusieurs) de vos biens.

Toutefois, cette somme est susceptible de varier du tout au tout en cas de départ de votre locataire, ou si vous souhaitez cesser de louer votre bien afin d’y héberger un de vos enfants étudiants par exemple. Dans ce cas précis, le système actuel continue de vous faire payer un impôt élevé sur l’année en cours, alors même que vos revenus locatifs se sont taris.

Avec le prélèvement à la source, ce système va être légèrement assoupli. L’imposition liée aux revenus fonciers reste déterminée d’année en année, mais sera prélevée sous forme d’acompte sur une base mensuelle ou trimestrielle (1), ce qui aura pour effet de mieux lisser son paiement dans le temps. Une régularisation aura lieu si besoin en fin d’année.

Un système d’acompte assoupli et plus subtil

De plus, les propriétaires pourront désormais signaler à l’administration fiscale une brusque variation de leurs revenus locatifs afin de faire actualiser le montant de leurs prélèvements en temps réel. Ainsi, à partir du 1er janvier 2018, un propriétaire qui viendrait à « perdre » son locataire, devrait cesser de payer des impôts sur ses revenus locatifs le mois suivant le départ du locataire en question (2).

Bien que l’on ne puisse pas parler de prélèvement à la source des revenus locatifs, le mode de prélèvement deviendra ainsi plus subtil qu’à l’heure actuelle.

Source : YouLoveWords.com