L'attractivité de la France au beau fixe

L’Hexagone est de nouveau attractif aux yeux des investisseurs étrangers. Et les experts déclarent notamment que le début de l’année 2018 est « spectaculaire » (1).

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Un redressement de l’activité lié en partie au Brexit

Le nombre de projets d’investissement annoncés en 2017 dépasse le millier, avec une progression de 31 % par rapport à 2016. La France se classe à la troisième marche du podium en Europe, derrière l’Allemagne et le Royaume-Uni.

Le Royaume-Uni conserve la tête du palmarès mais l’écart face aux pays concurrents se réduit dangereusement : le nombre de projets n’a progressé que de 6 % entre 2016 et 2017. En 2014-2015, le pays connaissait pourtant une hausse à deux chiffres (20 %).

Il faut évidemment y voir un des effets du Brexit. Face à l’incertitude politique – et économique – dans laquelle se trouve le pays, les investisseurs étrangers lui préfèrent la France ou l’Allemagne pour y installer leurs usines de production et centres de recherche.

Pour autant, si la France affiche une telle progression, c’est aussi en raison de ses atouts propres. Un dirigeant interrogé sur trois (35 %) estime que la principale force de l’Hexagone est l’innovation, notamment en ce qui concerne l’intelligence artificielle. Parmi nos autres points forts : notre vivier de talents, notre rayonnement touristique ou encore notre rôle moteur dans la construction européenne.

Une ombre au tableau : l’emploi en retrait

L’étude pointe pourtant un facteur d’inquiétude : la faible densité en emploi des investissements annoncés. Si le ratio d’emplois par projet s’améliore (25 projets en France), il reste en deçà de ceux constatés au Royaume-Uni (42) ou en Allemagne (28).

Une situation qui s’explique par le positionnement de chaque économie – l’Allemagne est par exemple, historiquement tournée vers l’industrie (automobile, machines-outils…) et l’exportation – mais aussi par le manque de compétitivité de l’Hexagone.

Les défis de la France pour accroître la compétitivité

Coût du travail, flexibilité, simplification administrative : autant d’items sur lesquels la France doit faire ses preuves pour continuer de progresser. Les dirigeants étrangers interrogés dans le cadre du baromètre EY sont optimistes. Ils sont 55 % à envisager une amélioration à 3 ans, quand ils n’étaient que 27 % à le penser dans l’enquête précédente. 38 % pensent qu’il faut encore réduire le coût du travail.

Pour autant, la France va devoir continuer à se réformer pour accéder aux premières marches du podium. Avec un enjeu central : restaurer la compétitivité sans pour autant accroître les inégalités, au risque d’attiser les tensions politiques et impacter négativement la consommation intérieure.

  • L’Hexagone est de plus en plus attractif aux yeux des investisseurs étrangers, qui apprécient le savoir-faire français en matière d’innovation.

  • Parmi nos autres points forts : notre vivier de talents, notre rayonnement touristique ou encore notre rôle moteur dans la construction européenne.

  • Néanmoins selon les dirigeants étrangers, la compétitivité peut encore s’améliorer, grâce à la flexibilité, la simplification administrative et en abaissant le coût du travail.

Source: YouLoveWords.com

Crédit visuel : B&M Noskowski /iStock

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