La réforme des retraites : le grand big bang ?

La loi Pacte doit changer profondément l’épargne retraite pour la rendre plus souple et plus accessible. Cette incitation à préparer sa retraite par ses propres moyens est-elle le signe annonciateur d’une baisse généralisée des pensions ? C’est pour éviter ce scénario du pire que le gouvernement envisage une nouvelle réforme des retraites à l’horizon 2019.

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Une réforme qui se veut structurelle : et demain un régime universel ?

Cette réforme se veut « structurelle », par opposition à une réforme dite « paramétrique » qui consisterait à ajuster les variables du système (niveau des pensions, âge de départ). Pour subsister, le régime des retraites français doit donc changer de nature.

Or, il n’existe pas « un » régime de retraites mais plusieurs. En marge du régime général, qui concerne l’immense majorité des salariés, coexiste une quarantaine d’autres régimes spécifiques à un statut ou une catégorie de travailleurs : cheminots, militaires… La réforme doit donc permettre de gommer les disparités entre les différents régimes, entre public et privé.

Pour ce faire, il est prévu de passer à un régime universel, où un point accumulé au cours de sa carrière rapporterait les mêmes droits, qu’on soit indépendant, salarié du privé ou fonctionnaire. Ce système, inspiré des pays scandinaves, repose sur un « capital virtuel » constitué par le travailleur en fonction de ses périodes d’activité. Au moment de la retraite, ce capital est converti en euros pour calculer la pension, à l’aide d’un coefficient.

L’inspiration américaine : vers une dose de capitalisation pour les hauts revenus ?

Si le système devrait rester un système par répartition – les actifs d’aujourd’hui paient pour les retraités – des innovations pourraient être apportées, notamment pour les plus aisés. À partir d’un certain seuil (8 fois le plafond de la Sécurité sociale), une partie de la retraite pourrait être assurée par l’épargne individuelle, investie sur les marchés financiers.

Cette façon de procéder est, cette fois, directement importée des États-Unis où le système de retraite par capitalisation est entièrement bâti sur de gigantesques fonds de pensions investissant les cotisations dans des entreprises.

Le calendrier de la réforme

Le gouvernement souhaite aboutir à un projet de loi à l’été 2019. Pour ce faire, un haut-commissaire a été nommé en la personne de Jean-Paul Delevoye. Une phase de concertation a lieu de mai à décembre avec les partenaires sociaux. Ensuite, les orientations de la réforme seront proposées d’ici début 2019. Le projet de loi sera présenté en Conseil des ministres puis déposé au Parlement. La réforme n’entrera pas immédiatement en vigueur après le vote du texte, qui devrait intervenir avant fin 2019. Un délai de quelques années sera nécessaire pour coordonner les différents intervenants (caisses de retraite…), et surtout, adapter le système d’information à ces nouveaux modes de calcul. Un enjeu de taille, alors que la France compte déjà plus de 15 millions de retraités.

  • La retraite en France va rester un système de répartition

  • La réforme doit permettre d’harmoniser les différents régimes au sein d’un régime universel

  • À partir d’un certain seuil, une partie de la retraite pourrait être assurée par l’épargne individuelle, investie sur les marchés financiers.

  • Une concertation avec les partenaires sociaux s’ouvre à l’été 2018 et le texte définitif de la réforme sera présenté à l’été 2019..

Source: YouLoveWords.com

Crédit visuel: AleksandarNakic /iStock

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