Avec 4 milliards d'euros collectés en juillet et août 2016 (1), les Français ont renoué cet été avec l'assurance-vie. Produit d'épargne de long terme par excellence, cette dernière est notamment plébiscitée par les retraités… ainsi que par ceux qui souhaitent la préparer dans les meilleures conditions !

Le passage à la retraite est généralement synonyme de baisse de revenus, d'augmentation de certaines dépenses (santé, loisirs...), et donc de perte de pouvoir d'achat. À cela s'ajoutent les doutes quant à la pérennité du système de retraites. Le dernier rapport du Conseil d’orientation des retraites paru en juin 2016, table en effet sur un déficit de 4 milliards du régime français des pensions en 2020 (2).

Autant de facteurs qui poussent un nombre croissant de Français à se tourner vers des produits d'épargne leur permettant de se constituer un petit pécule de sécurité et de percevoir des revenus complémentaires lors de leur passage à la retraite. Parmi ceux-ci : l'assurance-vie !

Mieux vaut s'y prendre tôt !

Premier conseil : plus vous ouvrez un compte d'assurance-vie tôt, plus l'effort d'épargne à fournir sera lissé dans le temps et plus le capital sera important le jour où vous voudrez en profiter.

Ainsi, si vous voulez disposer de 100 000 € sur votre contrat d'assurance-vie, et que la rentabilité de votre produit est de 2 %, vous devrez épargner 1 586 € par mois sur 5 ans, mais seulement 257 € mensuels si vous avez 25 ans pour le faire (3).

Plusieurs moyens de percevoir vos revenus

Une fois à la retraite, si vous souhaitez profiter du capital que vous avez fait fructifier via le versement de compléments de revenus réguliers, vous avez le choix entre :

  • Effectuer des rachats partiels programmés. Cela consiste à retirer une partie du capital tout en laissant le reste fructifier. Vous pouvez en définir librement les modalités et notamment le montant et la fréquence (rachats mensuels, trimestriels...).
  • Toucher une rente viagère. Les revenus peuvent être perçus de manière mensuelle ou trimestrielle et sont garantis à vie jusqu'à votre décès. Néanmoins, opter pour la rente viagère signifie la fin de votre contrat. En d'autres termes, le capital restant cessera de produire des intérêts.

Vous avez le choix du support !

Lorsque vous ouvrez un contrat d'assurance-vie, vous avez le choix entre plusieurs supports qui correspondent à des niveaux de risque et de rentabilité différents. Vous pouvez alors opter pour :

  • Un fonds en euros. Le capital étant garanti et majoritairement composé d'obligations, il est sûr car peu soumis aux évolutions du marché. Ses rendements sont toutefois plus faibles, avec une rentabilité moyenne qui avoisinerait les 1,95 % en 2016 (4).
  • Un fonds en unités de compte. Plus risqué, son capital n'est pas garanti et davantage soumis aux fluctuations des marchés. Cependant, les rendements sont souvent bien plus importants et tournaient aux alentours de 4,1 % en 2015 (5).

L'une des solutions à privilégier peut consister en un panachage des deux formules dans le cadre d'un contrat multi-support. Vous pourrez alors arbitrer quelle part de capital vous souhaitez mettre sur quel support.

L'assurance-vie : une fiscalité intéressante sur le long terme

L'assurance-vie peut être un produit fiscalement très avantageux si vous attendez le huitième anniversaire du contrat pour effectuer les premiers retraits. Dans le cas contraire :

  • Les intérêts seront soumis à un prélèvement forfaitaire libératoire de 35 % si vous effectuez un retrait avant 4 ans.
  • Ce taux passe à 15 % si vous effectuez un retrait entre 4 et 8 ans.

Après 8 ans, vous pouvez bénéficier d'un abattement annuel de 4 600 € et d'un taux de taxation des intérêts perçus équivalent à 7,5 %. Dans tous les cas, vous devrez ajouter les prélèvements sociaux de 15,5 %. Petit avantage : ils sont retenus à la source.

Enfin, pour les retraités spécifiquement : en cas de départ en retraite anticipée, le rachat total du capital et les intérêts sont exonérés d'impôts.

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Si vous souscrivez un contrat d'assurance-vie, vous pouvez également désigner un bénéficiaire qui percevra le capital en cas de décès. Dans le cas où il refuserait, c'est votre héritier réservataire qui en héritera.

Source : YouLoveWords.com

Crédit visuel : Geber86 / iStock