Comme chaque année, 2017 comporte son lot d’exonérations et de réductions d’impôt. La télédéclaration se généralise et l’immobilier reste un placement de choix pour investir tout en réduisant ses impôts. Le point sur ce qu’il faut savoir sur la déclaration de revenus 2017.

2017 est l’année de la préparation du prélèvement à la source. Ce sera donc la dernière année où vous paierez des impôts sur vos revenus de l’année précédente (ou n-1). Le calendrier fiscal vient d’être publié. Quand faut-il déposer sa déclaration ? Quels sont les crédits et réductions d’impôt cette année ? Quelles sont les nouveautés à connaître ?

Les dates à retenir : déclaration papier ou en ligne ?

La télédéclaration sera obligatoire à compter de 2019. D’ici là, la montée en charge se fait progressivement et cette année, ce sont les ménages dont le revenu fiscal de référence de 2015 est supérieur à 28 000 € qui doivent obligatoirement déclarer leurs revenus par internet. Bon à savoir, il est même possible de déclarer ses revenus via son smartphone.

Les déclarants par Internet ont :

  • Jusqu’au 23 mai 2017 pour la zone 1 (du département 01 au 19).
  • Jusqu’au 30 mai 2017 pour la zone 2 (du département 20 au 49).
  • Jusqu’au 6 juin 2017 pour la zone 3 (du département 50 au 974, et 976 pour les non-résidents).

Si en revanche vous optez pour la version papier, vous avez jusqu’au mercredi 17 mai 2017.

Le maintien de certains avantages fiscaux

Certains avantages fiscaux sont toujours valables en matière d’immobilier. C’est notamment le cas des dispositifs Pinel et Censi-Bouvard, tous deux prorogés jusqu’au 31 décembre 2017.

Le premier permet de déduire fiscalement une partie du prix d’achat d’un logement, à condition de le louer. Le second soutient l’investissement dans les résidences services (étudiantes ou seniors). Attention, le Censi-Bouvard est reconfiguré cette année en ce qui concerne les résidences de tourisme, au profit d’un avantage fiscal en faveur de leur réhabilitation.

En matière d’immobilier toujours, le dispositif Cosse a fait son apparition au 1er janvier. Il permet un abattement sur les revenus fonciers jusqu’à 85 % à condition de louer un logement qui était auparavant vide. Une mesure destinée à fluidifier le marché immobilier qui pâtit d’un stock insuffisant de logements disponibles.

2017 reste par ailleurs une année faste pour la fiscalité écologique, avec non seulement le maintien du crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) mais aussi la possibilité de le cumuler avec l’éco-PTZ (éco-prêt à taux zéro) sans condition de ressources.

Des nouveautés qui donnent le sourire

Parmi les coups de pouce à l’économie et aux ménages, la généralisation de l’avantage fiscal en faveur des services à domicile. Auparavant réservée aux actifs, cette réduction d’impôt de 50 % des dépenses de services à domicile (dans la limite d’un plafond qui varie selon la taille du foyer) se transforme en crédit d’impôt. Les ménages non imposables, notamment les retraités, vont donc pouvoir recevoir un chèque du Trésor Public si leurs dépenses sont éligibles.

Certaines mesures spécifiques visent également l’investissement dans les PME et les jeunes entreprises innovantes. Parmi elles, on peut citer le compte PME innovation (CPI) qui permet aux entrepreneurs de réinvestir les plus-values engrangées dans des start-up ainsi que la distribution d’actions gratuites prévue par la loi Macron .

Enfin, il n’est plus possible de diminuer les revenus entrant dans le calcul de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF) en stockant les dividendes dans une holding patrimoniale. Les œuvres d’art demeurent toutefois, pour leur part, exclues du calcul de l’assiette de cet impôt. Une bonne nouvelle pour les amateurs d’art qui disposent d’un patrimoine important.

Source : YouLoveWords Crédit Visuel : Kupicoo / iStock