L’éducation a un prix. Et ce sujet est pris très au sérieux par une majorité de parents : 70 % d’entre eux estiment que le financement de l’éducation de leurs enfants est plus important que leur propre épargne retraite (1).

Près de 9 parents sur 10 financent les études de leurs enfants par leurs revenus courants. Cela veut-il dire pour autant qu’ils n’anticipent pas ? Assurément non, puisque la même étude met en exergue un constat des plus marquants : près d’un quart des parents (22 %) ont commencé à planifier le financement des études de leurs enfants avant même que ceux-ci ne soient scolarisés. Un choix rationnel, quand on sait que le coût des études supérieures ne cesse d’augmenter.

L’inflation du coût des études supérieures

Prenons le coût de la rentrée étudiante, par exemple. Selon une enquête de la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes), une des principales fédérations étudiantes, le coût de la rentrée 2017 s’établit à 2 403,64 € en moyenne soit 1,86 % d’augmentation par rapport à 2016. Une augmentation qui peut paraître anodine. Il n’en est rien puisque, sur 10 ans, le coût de la rentrée a augmenté de 10 % (2).

L’inflation du coût des études supérieures est d’autant plus impactant que le niveau des aides ne peut être prévisible. La baisse des aides personnalisées au logement (APL) pour un montant de 5 € l’a bien montré dernièrement.

Budget étudiant : de multiples facettes

La vie étudiante concerne chaque aspect du quotidien : frais de scolarité mais aussi logement, alimentation, transports…

Sur la question des frais de scolarité sur une année, la France se situe dans la moyenne européenne, avec un coût qui se situe entre 100 et 1 000 € (3). L’arbre ne doit cependant pas cacher la forêt : les disparités sont importantes entre, d’un côté, le système universitaire et, de l’autre, les grandes écoles.

Quant au logement, gare au grand écart des loyers. Pour louer un studio dans le parc privé (c’est-à-dire hors résidences étudiantes comme celles du Crous), comptez 324 € à Poitiers et 824 € à Paris. A l’échelle nationale, le loyer moyen pour ce type de bien s’élève à 496 € d’après la plateforme LocServices (4).

La planification commence tôt

Le coût des études est donc difficilement prévisible. Seule certitude : les études coûtent cher. Mieux vaut donc commencer à mettre de côté dès que possible.

Pour financer les études de ses enfants, deux stratégies – complémentaires – peuvent être mises en place :

  • Acheter un bien dans une grande ville. Si votre enfant fait ses études dans la même ville, il pourra l’occuper et, si ce n’est pas le cas, vous pourrez toujours louer votre bien pour financer un loyer.
  • Réaliser un placement financier. Le capital placé et les intérêts générés serviront alors à couvrir tout ou partie des frais associés aux études. Si certains organismes proposent des plans d’épargne études, les produits les plus courants restent les mieux adaptés – et les plus sûrs – pour accompagner vos enfants sur le long terme.

Prenez date en ouvrant, le plus tôt possible, un contrat d’assurance-vie au nom de votre enfant. En effectuant des versements programmés, vous constituez un capital à votre rythme. Si les fonds euros sont largement plébiscités, la durée de placement (entre 15 et 20 ans si vous investissez dès la naissance) peut justifier un investissement en unités de compte.

Enfin, le plan d’épargne logement (PEL) s’avère être un outil intéressant dans la panoplie des produits d’épargne en permettant de préparer un futur achat immobilier.

Source: YouLoveWords.com

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