2016 a été une année contrastée sur les marchés boursiers mondiaux. Euphorique à New-York, plus difficile à Shanghai, elle illustre la diversité des performances boursières. Une raison de plus de bien se préparer avant d’investir dans les valeurs étrangères.

Outre la multiplicité d'entreprises et de secteurs d'activité, diversifier son portefeuille suppose d’acquérir des valeurs mobilières dans d'autres pays que la France. Si plusieurs moyens existent pour investir sur les marchés étrangers, vous devez néanmoins garder à l'esprit que cette démarche demande une certaine expertise.

Comment investir dans des valeurs étrangères ?

Pour investir dans des valeurs étrangères, un épargnant dispose de plusieurs moyens. Le premier – et le plus classique – est de passer par votre banque ou une société de bourse domiciliée en France. Pour cela vous devrez néanmoins disposer d'un certain nombre d'informations sur votre investissement et indiquer à ces derniers :

  • Le code la valeur que vous souhaitez acquérir

  • La place de cotation

  • La devise de transaction

Le second moyen repose sur l'ouverture d'un compte titre auprès d'un courtier résidant dans le pays dans lequel vous désirez investir. Problème, cette démarche peut s'avérer compliquée, voire risquée lorsqu'on connaît peu le pays en question et que l'on vit à des milliers de kilomètres. De plus, ces courtiers exigeront parfois des montants de mise importants.

Investir à l'étranger via un OPCVM : un choix simple et avantageux

Opter pour une SICAV ou un FCP qui investit dans des valeurs mobilières étrangères constitue une solution de choix. Vous pourrez ainsi diversifier les origines géographiques de vos investissements via un produit facile à maîtriser et supervisé par votre banque.

Cette dernière pourra d'ailleurs vous orienter vers un OPCVM qui achète des actifs sur le marché de votre choix. Néanmoins, ces derniers seront généralement « panachés » avec des valeurs françaises. Ainsi par exemple, si vous voulez investir dans des valeurs singapouriennes, le gestionnaire français glissera a minima 51 % d'actions et obligations singapouriennes dans le fonds, mais pourra investir les 49 % restants en France.

Si vous souhaitez exclusivement investir une somme donnée dans un pays précis, vous pouvez vous adresser à des gestionnaires étrangers commercialisant des OPC en France. Veillez cependant à ce que ces « fonds étrangers » soient agréés.

Quels sont les risques d'investir dans des actions et obligations étrangères ?

Tout d'abord sachez que les frais de transactions à l'international sont plus élevés que sur le marché local. Pour les petits ordres, ces derniers peuvent représenter jusqu'à 10 % de la valeur investie (1).

D'autre part, la performance peut être rognée par les effets de change si vous investissez hors de la zone euro. Vous devrez donc également être attentif à l'évolution du taux de change de la monnaie du pays en question.

Aussi, n'oubliez pas que certains marchés émergents à forte croissance peuvent également être soumis à une plus forte volatilité des cours. L'exemple de la performance de la bourse chinoise cette année (-12,3 %) est là pour nous le rappeler.

Enfin, vous devrez redoubler d'effort pour vous maintenir à la fois informé de l'actualité des entreprises étrangères dans lesquelles vous investissez, ainsi que de la conjoncture de l'économie et du marché du pays concerné. En cas de signaux négatifs, vous devez être prêt à revoir votre stratégie d'investissement.

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Investir une partie de son épargne sur un marché étranger pour diversifier son portefeuille peut être intéressant en termes de rentabilité et de lissage du risque. Néanmoins, comme pour tout investissement, la précaution doit rester de mise et vous devrez bénéficier de l’information la plus complète possible. Patience et longueur de temps !

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Source : YouLoveWords.com

Crédit Visuel : chuyu / iStock