Avec 2,7 % de déficit public prévu en 2017, la France devrait parvenir à satisfaire l'un de ses principaux engagements européens : repasser sous la barre des 3 %. Un chiffre qui illustre, parmi d’autres, la consolidation de la reprise économique dans notre pays.

Croissance, chômage, déficit public, défaillances d'entreprises, santé du secteur immobilier, etc. Les signes d’amélioration ont été nombreux pour l'économie française en 2016.

Outre les facteurs internes, une série de facteurs externes ont permis de soutenir la reprise française. D’une part, la faiblesse des taux d'intérêts continue de rendre l'épargne peu attractive et pousse les ménages à consommer. De l’autre, la faiblesse des prix du pétrole permet aux entreprises d'augmenter leurs marges. Deux indicateurs qui devraient rester relativement stables l'an prochain. Toutefois, si les premières estimations pour 2017 semblent indiquer une poursuite de la reprise, certains facteurs soulèvent quelques inquiétudes. Parmi ceux-ci : les incertitudes liées au Brexit et la croissance en berne des marchés émergents (1).

Découvrez à présent quels devraient être les principaux indicateurs de l'économie française en 2017.

La croissance économique garde le cap

Le Ministre de l'Économie et des Finances Michel Sapin a confirmé les prévisions de croissance de l'économie hexagonale pour 2017, estimée à + 1,5 %, soit autant qu'en 2016 (1). Ce chiffre rassure sur la stabilisation de la reprise et la convergence avec le taux de croissance allemand. Néanmoins, le Fonds Monétaire International semble un peu moins optimiste et table sur une croissance légèrement inférieure, estimée à + 1,2 % l'an prochain, tout en estimant que ce taux devrait atteindre +1,5 % en 2018 (2).

Le déficit public rentre progressivement dans les clous

Côté déficit public, la France sort enfin la tête de l'eau depuis les turbulences de la crise de 2008. Le retour de la croissance, les mesures de consolidation fiscale et le plan de réduction de 50 milliards d'euros de dépenses publiques semblent porter leurs fruits. Le ministère de l’économie et des finances a effectivement confirmé sa prévision d'un déficit public de 2,7 % du PIB l'an prochain, contre 3,3 % cette année (3). La France quittera ainsi le groupe des pays sous surveillance pour déficit excessif. Aussi, la part des dépenses publiques dans le PIB devraient d'ailleurs se réduire pour passer de 55,3 % en 2015 à 54,6 % en 2016 et 54 % l'an prochain (4).

Une bonne nouvelle pour la dette publique

En hausse continue depuis la crise financière de 2008, la dette publique française atteint aujourd'hui près de 2 100 milliards d'euros. Si elle continue d'augmenter en 2016 et 2017, sa progression ralentit grâce à la maîtrise des déficits. La dette publique devrait donc atteindre 96,5 % du PIB en 2017 contre 96,9 % initialement prévu (4).

Les ménages consomment à nouveau

Conséquence du retour de la croissance et de la confiance de nos compatriotes, la consommation des ménages devrait augmenter de 1,6 % l'an prochain, après une première hausse similaire en 2016 (4). Le marché immobilier illustre ce rebond : près de 800 000 logements (5) pourraient être vendus l'an prochain.

Le nombre des défaillances d'entreprises recule encore

Ce nombre a effectivement encore reculé de 12 % au 3ème trimestre 2016, pour atteindre son plus faible montant depuis 2008. Tous secteurs d'activité (industrie, alimentation, commerce, etc.) et tailles d'entreprises (TPE - PME, ETI, grandes entreprises) sont concernés. Le secteur du bâtiment, qui rassemble à lui seul traditionnellement près de 25 % des défaillances d'entreprises, fait part d’un recul de 17 % (6) de ces dernières.

L'emploi : dernier point noir de l'économie

Seule véritable ombre au tableau : l'emploi. En effet, le taux de chômage pourrait à nouveau grimper en 2017, compte tenu du possible ralentissement de la croissance et des incertitudes liées au Brexit. Si Pôle emploi recensait 124 000 chômeurs de moins en 2016, ils pourraient être 79 000 de plus en fin d'année prochaine. Le taux de chômage remonterait ainsi de 9,4 % à 9,5 % fin 2017 (2).

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Source : YouLoveWords.com

Crédit visuel : courtneyk / iStock