À quelques semaines des fêtes de Noël, le Cabinet Deloitte vient de publier son rapport annuel sur les intentions d'achat des Français. Budget en hausse et nouveaux comportements en sont quelques uns des enseignements. Sur le plan politique, notre pays accueille en ce moment les chefs d'État du monde entier à l'occasion de la COP21, la grande conférence internationale consacrée à la lutte contre le réchauffement climatique. L'occasion de faire un bilan des propositions françaises sur le sujet. Voici en bref, l'actualité de la semaine.

Noël 2015 : un budget en augmentation mais dépensé différemment

Alors que vous entrez dans la dernière ligne droite pour finaliser vos achats de Noël, Deloitte table cette année sur un budget moyen de 577 € par Français. Ce montant en hausse de 0,23 % par rapport à 2014, devrait être supérieur de 64 € par rapport à celui de nos voisins européens.

Ce sont cette année encore les 350 € alloués aux cadeaux qui représenteront le plus gros des dépenses. Plus qualitatifs et donc plus coûteux (de 5 % en moyenne), ils seront cependant moins nombreux. À l'inverse, le budget loisirs et sorties devrait diminuer de 11 %.

Sous le sapin, le chocolat fait un retour marqué (4ème place du classement) tandis que les produits technologiques (PC portables, tablettes ou Smartphones) sortent du top 10. Pour les enfants et les adolescents : jeux de construction pour les premiers et jeux vidéos ou argent pour les seconds auront la part belle. Du côté des adultes et des seniors : chocolat, produits culturels et cosmétiques se tailleront la part du lion.

Autre enseignement de cette étude : la recherche du meilleur prix est un critère croissant pour les personnes interrogées, dont 40 % souhaitent dépenser plus de la moitié de leur budget dans des promotions.

Enfin, les comportements évoluent et l'anticipation est de mise en 2015. 48 % des sondés souhaitaient en effet avoir bouclé leurs achats avant la fin du mois de novembre, et seuls 15 % prévoyaient de le faire dans les 9 derniers jours avant les fêtes.

France : quelles propositions pour diminuer notre impact sur l'environnement ?

À l'occasion de la COP21, la France accueille depuis ce week-end les chefs d'État des cinq continents. Objectif : aboutir à un accord universel contraignant visant à limiter à 2°C la montée de la température moyenne sur le globe d'ici 2100.

Si l'Union Européenne est le troisième plus gros pollueur de la planète derrière la Chine et les États-Unis, elle n'est pas épargnée des conséquences du dérèglement climatique. A titre d'exemple, l'Association Française de l'Assurance estime que ces dernières pourraient coûter 92 milliards d'euros de 2015 à 2040 aux sociétés d'assurance. C'est le double du coût de la période s’étalant de 1988 à 2013 !

L'objectif fixé pour l'UE, et donc la France, est ambitieux et vise une réduction de 40 % des émissions d'ici 2030 par rapport au niveau de 1990. Notre pays a déjà annoncé une batterie de mesures phares telles que la suppression immédiate des crédits exports pour les nouveaux projets de centrale à charbon sans capture de dioxyde de carbone.

Mais c'est surtout sur la loi du 17 août 2015 sur la transition énergétique pour la croissance verte, que repose l'action de la France. Parmi ses principaux objectifs : renforcement de l'indépendance énergétique, augmentation à 30 % de la part des énergies propres dans notre consommation d'ici 2030, économies d'énergie, transports propres ou encore création d'emplois dans de nouveaux métiers d'avenir et dans le bâtiment.

Sur le plan international, le Président a également participé à la création de « l'Alliance solaire internationale », dont le but est le développement d'une énergie solaire bon marché, et de la « Mission innovation » qui prévoit aux côtés d'une vingtaine d'autre pays, un investissement de près de 20 milliards de dollars d'ici 2020 dans la recherche pour les énergies propres.

L'action de la France passe enfin aussi par l'aide aux pays en développement, notamment en Afrique. 2 milliards d'euros vont ainsi être débloqués d'ici 2020 pour financer les énergies renouvelables sur le continent. Pour sa part, l'aide dans la lutte contre l'avancée des déserts devrait être multipliée par trois.

Source : YouLoveWords.com