Bonne nouvelle pour les étudiants ! Les frais de scolarité des formations publiques ont été à nouveau gelés (1) pour la rentrée 2016. L'occasion de faire le point sur ce que vous devrez débourser pour votre inscription.

Les syndicats étudiants n'ont pas tardé à applaudir la nouvelle. Allant à l'encontre des mesures préconisées par l'inspection des finances publiques, la Ministre de l'Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem a en effet choisi de donner un nouveau coup de pouce financier aux étudiants en gelant une série de frais liés à la rentrée universitaire. Le Gouvernement a également décidé de s'attaquer à l'épineux dossier du logement, premier poste budgétaire des étudiants.

Une série de frais maintenus stables

La mesure la plus emblématique est sans conteste le gel des droits d'inscription à l'université pour la deuxième année consécutive. Ainsi, comme à la rentrée 2015, un étudiant devra débourser 184 € pour entrer en licence, 256 € pour un master, et 391 € pour un doctorat (1). Du côté des écoles d'ingénieurs rattachées au Ministère de l'Enseignement supérieur, les frais d'inscription seront maintenus à 610 €.

Mais le geste accordé par le Gouvernement ne s'arrête pas là. Si les syndicats étudiants avaient déploré l'augmentation de 1,6 % du prix du restaurant universitaire en 2015 (2), celui-ci sera finalement gelé et restera à 3,25 € cette année. Même constat pour les cotisations pour la sécurité sociale étudiante (SMEREP ou LMDE) qui avaient bondi de 0,9 % l'an dernier (2), et qui ne bougeront pas cette année.

En revanche, les étudiants inscrits en école privée ne sont évidemment pas concernés par ces mesures. Au contraire ! En 2015, les tarifs annuels moyens des inscriptions en école privée de commerce avaient dépassé pour la première fois la barre symbolique des 10 000 € (10 252 €) (3). Et rien ne pousse à croire qu'ils seront gelés cette année. Au palmarès des écoles les plus chères, HEC et l'ESSEC arrivent en tête (13 500 € annuels), portant le coût total de la scolarité à plus de 50 000 € sur 5 ans.

Un renforcement des aides de l’État aux étudiants

Bonne nouvelle ! L'État a également décidé de donner un coup de pouce aux étudiants les plus modestes. Ainsi, 25 000 bourses supplémentaires d'une valeur de 1 009 € par an seront débloquées pour les étudiants dont les parents gagnent moins de 33 100 € annuels (échelon 0) (4) . Autrefois, si ces derniers ne payaient pas les frais de scolarité, ils ne recevaient en revanche pas de bourse.

Les autres bourses seront (modestement) réévaluées de 0,1 %, et iront de 1669 € annuels pour l'échelon 1 à 5551 € pour l'échelon 7.

Du nouveau du côté du logement

Le logement reste le premier poste budgétaire des étudiants, qui déboursent en moyenne 595 € par mois (5). C'est la raison pour laquelle le Gouvernement a lancé la construction de 40 000 logements étudiants supplémentaires.

Autre mesure notable, la mise en place de la caution locative étudiante (ou Clé) pour les moins de 28 ans. Cette dernière fonctionne comme une garantie de l'État et offre la possibilité aux étudiants ne disposant pas de garants, de pouvoir trouver plus facilement un logement.

Ce dispositif géré par le CROUS est relativement simple. L'étudiant doit faire sa demande en ligne sur le site Lokaviz, et, une fois son appartement trouvé, devra verser une cotisation équivalente à 1,5 % du montant du loyer. Seul prérequis : ce dernier ne doit pas dépasser 500 € mensuels en province, 600 € en Ile-de-France et 700 € à Paris (6) .

–-

Source : YouLoveWords.com
Crédit visuel : Martin Dimitrov / iStock