Entre l’augmentation des importations de produits manufacturés et la hausse du cours de l’euro, le déséquilibre de la balance commerciale de la France risque de s’amplifier. Les annonces à venir risquent d’ailleurs de renforcer le rôle du dollar et de peser davantage dans les échanges internationaux.

Chute du déficit commercial

Le déficit commercial de la France a plongé au mois d'octobre 2015 d'une manière importante selon les dernières statistiques publiées officiellement par les services des douanes. Quelques secteurs maintiennent malgré tout un cap d'exportation fort intéressant, comme l'industrie chimique avec, notamment, les laboratoires pharmaceutiques, ou encore l'aéronautique en maintenant un nombre d'appareils Airbus livrés, 27 sur le mois d'octobre contre 26 en septembre 2015, et également l'aérospatiale. Malgré ces points positifs, le déficit commercial d'octobre 2015 est tout de même le plus élevé depuis 13 mois, affichant une balance négative de 4,58 milliards d'euros, soit plus de 27,5 % d'augmentation par rapport au mois de septembre de cette même année.

Si la tendance depuis le début de l'année laissait apparaître un mouvement plus favorable comparé à la même période de l'année précédente, force est de constater que tous les produits manufacturés sont concernés par une hausse des importations, en dehors des secteurs cités précédemment, à hauteur de 2,3 %. Par ailleurs, le déficit de cette balance commerciale évolue défavorablement dans les échanges avec nos partenaires de la zone de l'Union Européenne.

Remontée de l'euro

Dans le même temps, l'euro progresse légèrement face au dollar. La position plus faible de l'euro face au billet vert depuis quelques mois permettait d'envisager une amélioration des exportations en dehors des pays concernés par la monnaie unique, beaucoup de transactions s'effectuant en dollars américains. La remontée de l'euro est principalement due à une fébrilité de la monnaie américaine à quelques jours des prises de position de la FED (la Banque Centrale Américaine). Dans le même temps la BCE (Banque Centrale Européenne) déclarait vouloir poursuivre sa politique de rachat d'actifs, mais décevait les marchés en précisant qu'elle ne souhaitait pas changer ses montants mensuels.

Cependant, si, dans les jours qui viennent, la FED annonce, comme attendu par les observateurs, une hausse des taux d'intérêts, le dollar aurait de nouveau plus d'attraits pour une grande majorité des investisseurs. La hausse de l'euro ne semble donc, d'après la majorité des observateurs des marchés financiers, que temporaire et le mouvement entamé il y a quelques semaines devrait rapidement stagner.

--

Il est donc souhaitable, au regard des chiffres peu favorables des échanges commerciaux de la France, que les observateurs aient une vision juste et pertinente de la situation entre les deux monnaies. Cela laisserait envisager une position des produits français plus attrayante sur les marchés mondiaux, dans le cas d'un dollar en position de force pour bon nombre de pays qui apprécient le made in France.

Source : YouLoveWords.com