Le cabinet de conseil et d’audit PwC s’est livré à un exercice de prospective intitulé « The World in 2050 – The long view: how will the global economic order change by 2050 ? » Parmi les questions abordées dans cette étude : qui seront demain les poids-lourds de l’économie mondiale et quels pays émergents tireront leur épingle du jeu ?

D’après la dernière étude de PwC, publiée au 1er semestre 2017, l’économie mondiale devrait doubler de taille d’ici 2042.

Les pays matures… prennent un coup de vieux !

Les tendances qu’on observe déjà aujourd’hui devraient se poursuivre et s’accentuer :

  • La Chine, qui a déjà remplacé les Etats-Unis sur la 1ère marche du podium, devrait rester en position de force.
  • Juste derrière, c’est l’Inde qui pourrait disputer leur 2e place aux Etats-Unis d’ici 2050. L’Indonésie et le Mexique devraient s’arroger respectivement les 4e et 7e places.

Les économies dites « matures » comme l’Allemagne ou le Japon seraient ainsi distancées par les économies émergentes. « D’ici 2050, six des sept plus grandes économies au monde pourraient être des pays émergents », conclut PwC. La part de l’Union européenne (UE) dans la production mondiale pourrait chuter sous la barre des 10 % à l’horizon 2050.

Quelles sont les autres surprises de ce classement ? Le Nigeria pourrait passer de la 22e place à la 14e place du classement général, s’il parvient à « diversifier son économie pour réduire sa dépendance au pétrole » et « renforcer ses institutions et ses infrastructures ». Autre remontée spectaculaire de la 28e à la 19e place, les Philippines. Le Vietnam et le Bangladesh, enfin, pourraient eux-aussi voir leur croissance s’accélérer.

La France s’en tire bien

Face à tous ces bouleversements, la France s’en tire honorablement. Elle ne perd ainsi « que » deux places, passant de 10e à la 12e place. Coincé entre la Turquie (11e place) et l’Arabie Saoudite (13e place), l’Hexagone doit son relatif maintien à plusieurs facteurs :

  • La stabilité de sa population active, alors qu’elle ne cessera de décliner dans tous les autres pays membres de l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE), à l’exception notable du Royaume-Uni.
  • La solidité de ses fondamentaux économiques. Pour PwC, le fait que la France sorte du top 10 de l’économie mondiale s’explique moins par des faiblesses structurelles que par une moindre performance économique par rapport aux pays émergents.

Croissance durable, compétitivité : défis d’aujourd’hui et de demain

Puisqu’il est question de (très) long terme dans cette étude, comment les experts de PwC voient-ils l’avenir ? Il reste deux grands défis à résoudre qui, s’ils ne sont pas nouveaux, prendront une importance sans commune mesure avec ce qu’elle est aujourd’hui :

  • Le besoin de « générer une croissance durable à moyen terme ». Cela passe par des investissements massifs dans l’éducation, les infrastructures et les technologies. Le secteur public (adaptation des institutions politiques, économiques, juridiques et sociales) comme le secteur privé (innovation et entrepreneuriat) seront mis à contribution.

  • La nécessité pour les entreprises d’adopter une « stratégie alliant flexibilité et patience ». Le développement des économies émergentes ne doit pas être vu comme une menace, mais au contraire comme un gisement d’opportunités pour les entreprises des pays matures. Parmi les pistes à étudier, « s’adapter à des préférences locales diverses et souvent nuancées » ou encore « s’associer à des partenaires locaux ».

Voici donc une nouvelle étude qui, chiffres à l’appui, vient confirmer l’intérêt d’investir dans les économies émergentes. Fortuneo vous propose une sélection de fonds orientés vers les pays émergents. À vous de saisir les plus belles opportunités !

Source : YouLoveWords Crédit Visuel : franckreporter / iStock