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Zoom sur la gestion indicielle
La gestion indicielle consiste à investir en reproduisant de manière totalement fidèle la composition d’un indice boursier. Ainsi, les fonds indiciels dont l’indice de référence est le CAC 40, se contentent d’acheter les quarante valeurs du CAC 40 au prorata des pondérations. Les spécialistes disent de cette forme de gestion qu’elle est passive. Avantage de la démarche pour le gérant, les frais de courtage sont faibles puisque les seuls mouvements dans le portefeuille ont lieu lorsque des modifications de la composition de l'indice sont réalisées. Une, deux, voire trois actions peuvent sortir de l'indice et être remplacées par de nouvelles. Ces changements arrivent au plus quelques fois dans l'année.
Pour l'investisseur qui achète ce type de fonds, la gestion indicielle lui permet de suivre assez facilement l'évolution de son portefeuille. Puisque si la Bourse de Paris monte, il gagne dans les mêmes proportions. A l’inverse, il subit également les variations à la baisse.
Pour l'investisseur qui achète ce type de fonds, la gestion indicielle lui permet de suivre assez facilement l'évolution de son portefeuille. Puisque si la Bourse de Paris monte, il gagne dans les mêmes proportions. A l’inverse, il subit également les variations à la baisse.
Quels sont les résultats de la gestion indicielle ?
- En étudiant l’historique des résultats des gérants de sicav dans les périodes haussières pour les catégories actions dans les pays occidentaux, les experts se sont aperçu que la gestion indicielle obtenait des performances supérieures à la gestion active au-delà d’une période de cinq années. Ce phénomène est stable ensuite sur des périodes plus longues. Ce qui signifie concrètement qu’un investisseur qui a un horizon d’investissement de trois ans pourra miser sur des gérants actifs (par exemple, la gestion value ou growth) en ayant l’espoir que ces derniers parviennent à battre la performance de l’indice. La probabilité de réussite est proche de 65%. En revanche, si son horizon d’investissement est de huit ans, il aura tout intérêt à acheter une gestion indicielle, celle-ci ayant 90% de probabilités d’obtenir une performance supérieure à la gestion active.
- Toutefois, au cours des phases de baisse des indices boursiers, les gérants non indiciels peuvent n’investir que 90%, voire 60% (la limite légale minimum pour les sicav et 75% pour les FCP) de leur portefeuille en actions et le solde en produits monétaires. De ce fait, ils subissent la baisse de manière moindre par rapport à un gérant indiciel qui lui est toujours investi à 100%. Ils prennent alors l’avantage au niveau statistique. Tout l’art de l’investisseur en gestion indicielle consiste donc à déterminer son horizon d’investissement et à attendre un trou d’air sur les indices boursiers pour intervenir.
Quels sont les produits ?
- Les trackers, la voie royale. Heureux sont les investisseurs français puisqu’ils ont à leur disposition depuis 2001 une offre assez large en trackers. Un tracker est comme une action et cote en continu sur le marché SRD, sauf qu’il ne s’agit pas d’une entreprise, mais de la réplique d’un indice boursier. Il répond donc parfaitement aux critères de la gestion indicielle. Les frais de courtage sont les mêmes que pour une action, en conséquence plus attractifs que ceux dû lors de l’achat d’une part d’un fonds. En outre, des teneurs de marché offrent une liquidité permettant aux investisseurs de trouver en permanence une contrepartie immédiate à un coût très faible. En effet, les fourchettes d’achat et de vente sont très serrées et dépassent rarement 1%. Enfin, il est possible d’acheter les trackers en utilisant l’effet de levier (levier 4 par exemple) offert par le SRD.
Quelles sont les différences entre les trackers et les warrants ?
- Les frais de courtage sont, avec les warrants sur indices, nettement inférieurs par rapport à l’achat de trackers avec effet de levier de 4. Là s’arrêtent les atouts des warrants, puisqu’en contrepartie de la faiblesse des frais de courtage, les teneurs de marché (market makers) n’offrent pas une liquidité au même coût. En effet, la fourchette d’achat et de vente sur les warrants est souvent plus large que sur les trackers, rendant plus onéreux un investissement. Mais surtout, un inconvénient majeur milite pour le tracker : il s’agit de la volatilité. Un facteur subtil que l’investisseur en warrants doit gérer alors qu’il est totalement inexistant sur les trackers. Ainsi, lorsque la volatilité implicite des warrants est en baisse sur le long terme, il est possible qu’un investisseur puisse perdre de l’argent avec un call warrants CAC 40 à échéance un an alors que l’indice de référence (le CAC 40) est en hausse de 5% sur une période de quelques semaines. Aucun danger avec le tracker : si le CAC 40 monte de 5%, l’investisseur peut s’attendre à un gain de 5% ! Autre facteur délicat à gérer avec le warrant : la valeur temps. Un warrant est une option. En conséquence, il s’agit d’un actif à valeur fondante.
Quelles sont les différences entre les trackers
et les fonds indiciels classiques ?
- Les frais de gestion sont en général plus avantageux pour les trackers (de l'ordre de 0,5%), que pour les fonds indiciels (de l'ordre de 1% à 1,5%). De plus, les fonds indiciels ne sont pas cotés en continu et leur fonctionnement pour l’investisseur est moins souple. Toutefois, il existe principalement des trackers sur les indices CAC 40, Euro Stoxx 50 et Dow Jones alors que l’offre des fonds indiciels est extrêmement bien fournie. En effet, il est possible d’investir sur presque l’ensemble des indices boursiers au niveau mondial à travers ces fonds indiciels qui gèrent en plus les problèmes de change.
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